Le nouvel européen

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vendredi 25 décembre 2009

Noël : une envie de meurtre...

Là j'exagère...Mais franchement, dites-moi, aimez-vous Noël et ses débauches d'achats obligatoires? Son répugnant étalage de matérialisme? Sa pléthore, chaque année croissante, de victuailles, dont une bonne partie finira dans les poubelles( quelle part, à propos, voilà une question intéressante). Oui, je sais, je réagirais différemment si j'étais commerçant. Noël, c'est aussi une manne attendue pour ceux qui vendent tous ces produits...

A quoi reconnaît-on l'arrivée de Noël de nos jours? A la prolifération, dès la deuxième moitié d'octobre, des publicités de parfum (et leur érotisme péniblement fabriqué) et de chocolat. A l'envahissement, quinze jours plus tard, des décorations noëlières, des bonnets de Père Noël sur les têtes des vendeuses (nouveau cela, cette prolifération des bonnets de Père Noêl dans l'espace public), des jouets sur les rayons, dans les grandes surfaces. Et cela va crescendo jusqu'à l'écoeurement final des derniers jours. Qu'est-ce qu'on célèbre à Noêl? Interrogez les enfants. Ils vous répondront tous : "le Père Noêl bien sûr"! Ce fameux personnage rougeaud, bouffi, (ré)inventé pour diffusion mondiale par les Américains d'après-guerre, est désormais le vrai personnage central de Noël. La grande question est alors pour les "zenfants", nos vrais maîtres : faut-il croire au Père Noël ou non? Existe-t-il? Et je pense qu'un sondage donnerait à ce sujet des résultats étonnants, l'âge de la révision fondamentale ne cessant de reculer. C'est à peu près la seule question métaphysique que nos chères têtes (ex) blondes sont invitées à se poser.

On dit alors, pour se dédouaner : Noël, c'est la fête des familles, des enfants, de l'innocence..Mais qu'est-ce qu'un enfant de nos jours, dans notre société? Qu'est-ce que l'innocence d'un petit être qui a déjà visionné, à l'âge de 6 ans, plus de deux mille meurtres sous toutes leurs formes, vu toutes les misères du monde à la télé aux nouvelles du soir, et tout le reste? On peut se poser la question. Trop souvent, de petits rois, durs, égoistes, tout à la satisfaction immédiate de leurs envies et désirs, désirs cultivés par les marketeurs et publicitaires, nos vrais maîtres? Et ne sommes nous pas, pour ces derniers, tous un peu des enfants? L'adulte, être responsable, espèce de plus en plus rare, tend à devenir un vieil enfant...Et ne parlons pas des seniors et ultra seniors...Tel reportage télé nous invitait hier à fêter le Père Noël dans une maison de retraite : on y voyait la dstribution de jouets à des grabataires nonagénaires et, après la part de bûche, la chanson "petit papa Noël" entonnée par tous les vieux...Sortez vos Kleenex...

La laïcité est un fantastique alibi chez nous, en France, (ailleurs c'est une autre problématique, celle de l'hypocrisie qui domine) pour évacuer toute préoccupation spirituelle de l'espace public, et social. Or, ce que devrait exprimer Noël comme message, c'est que "l'Homme ne vit pas que de pain"'. Que la société n'est pas qu'un amas de satisafactions individuelles, et personnelles. Que ce qui nous tient ensemble, nous empêche de nous entre-tuer, c'est autre chose, et pas seulement les "droits de l'Homme" ou l'accumulation des lois pondues comme des oeufs de Pâques par des Messieurs Dames dans des Hémicycles.

Un principe de Noêl a été sauvé du désastre, celui du partage. Mais c'est un peu comme l'inévitable avertissement que l'on lit partout désormais sur les publicités vantant tel ou tel nouveau dessert "bougez, évitez de manger sucré ou salé, mangez cinq fruits ou légumes par jour", soit le contraire de ce qui s'étale dans l'affiche ou sur l'écran. Une hypocrisie de plus. Notre société est riche, beaucoup plus riche en tout cas qu'il y a cinquante ans, mais dans les années cinquante on ne voyait pas tant de mendiants dans les rues...Le sdf n'était qu'un clochard, il n'avait pas vingt-cinq ans...Alors? L'explosion de la mendicité actuelle, (en dehors de mafias organisées de Roms ou Bosniaques qui relèvent d'une tout autre problématique) n'est-ce pas plutôt un révélateur des maladies de notre société, le signe d'une autre pauvreté plus essentielle, d'une misère ( la pauvreté ne s'étale pas, elle se dissimule, on la voit aux distributions de nourriture des restos du coeur, du secours populaire), affective, mentale, spirituelle?

Parlez de préoccupations de ce type à un politique, il ouvrira des yeux ronds (même s'il est, au fond, d'accord avec vous, car les hommes et femmes politiques sont dans leur grande majorité des gens plutôt plus dévoués et altruistes que les autres). Cela fait partie des tabous de notre époque. Surtout, ne jamais essayer d'élever le débat! Tapez, frappez, caressez, au-dessous de la ceinture, c'est là que se niche la vérité de notre condition de citoyens post-modernes. C'est ce qui permet à notre première chaine de télévision de programmer pour Noël, en soirée, désormais de manière habituelle et quasi rituelle, son "bêtisier". Quel aveu! Ce qu'on célèbre, c'est la bêtise générale, et il faut rire de tout, si possible avec vulgarité. Et Noël est le jour pour cela. Tout le monde a oublié l'évidence, qu'un Socrate rapelait aux citoyens d'Athènes pour leur plus grand déplaisir, que la démocratie est porteuse d'exigences plus fortes encoe que tout autre régime de vie en commun, sous peine, faute de quoi, de devenir la plus répugnante des tyrannies, celle de la démagogie, flattant l'Homme en ses plus bas instincts...Oui, nous avons des "bas instincts". Ils portent des noms répertoriés par une nuée de moralistes : gourmandise, paresse, luxure, égoïsme...J'utilise de tels mots, à dessein, car plus personne ne les emploie... Nous ne ferons pas l'économie de réflexions nouvelles - et collectives- sur les moyens à trouver pour que Noël redevienne un temps fort de notre vie en commun. Dans le respect de la diversité des croyances et opinions de chacun. Mais aussi dans celui de notre héritage. A chacun de s'y mettre!

Noël Le vrai Père du Père : Coca-Cola

mercredi 9 décembre 2009

Votation suisse sur les minarets : la honte.

On ne dira jamais assez le mal que se sont fait les Suisses à eux mêmes, et celui qu'ils ont fait aux autres, à tous les autres- Européens, Occidentaux en général-, en décidant de voter à une forte majorité (57%) et avec une participation de 53% -importante en Suisse où l'excès du vote produit la lassitude de l'électeur-, l'interdiction des minarets. En résultat de ce vote, la constitution suisse a été immédiatement modifiée par l'article suivant : "la construction de minarets est interdite en Suisse". Le Conseil fédéral -le gouvernement suisse-, s'était prononcé contre et avait signalé que la mesure proposée était contraire aux engagements internationaux de la Suisse : "De l’avis du Conseil fédéral, l’initiative populaire viole les droits de l’homme consacrés par le droit international et va à l’encontre des valeurs essentielles de la Constitution suisse".

La quasi totalité des partis politiques, les autorités syndicales, religieuses, avaient fait chorus pour dénoncer la proposition. Rien n'y a fait. Dans le silence discret des isoloirs le "peuple" s'est lâché. L’Union démocratique du centre (UDC), parti conservateur de droite, à l'origine de l'initiative, se frotte les mains. Il est déjà le premier parti de Suisse (plus de neuf points devant le PS, à 29% des voix aux dernières élections au Conseil national de 2007) et le succès enregistré ne fera que renforcer son influence. Les juristes ont beau faire remarquer que la décision risque très fort d'être sanctionnée par la Cour européenne des droits de l'homme, au nom de la liberté de culte, dès lors qu'un cas aura été porté devant la Cour d'interdiction d'érection d'une mosquée flanquée de son appendice, la réponse a été donnée par le "père" de l'initiative, Ulrich Schlüher, membre de la section UDC zurichoise : la Suisse n'aura qu'à dénoncer la Convention des droits de l'Homme, et quitter le Conseil de l'Europe (NB : la Convention européenne des droits de l'Homme-texte fondateur pour les "valeurs européennes" a été adoptée dès 1951 par les Etats membres du Conseil de l'Europe...A l'époque, la Communauté européenne, est-il besoin de le rappeler, n'existait pas)...La réponse donne une idée de l'état d'esprit des grands défenseurs auto-proclamés des "valeurs de la chrétienté".

Je ne vais pas reprendre les arguments très pertinents employés un peu partout pour condamner l'initiative UDC, sur les conséquences sociales, géopolitiques, sur l'offense faite aux citoyens musulmans de Suisse - et à travers eux à tous leurs coréligionnaires européens qui l'auront pris pour eux-mêmes, eux qui se voient ainsi rappeler sans équivoque leur statut particulier de suspects potentiels et de citoyens à part. Je me contenterai de partager mes propres "réactions d'épiderme" à l'annonce de la nouvelle (à laquelle personne ne s'attendait..bonne leçon à méditer : sur des sujets sensibles, les sondages ne sont pas un indicateur fiable). Je me suis dit: quel aveu de faiblesse et de profonde insécurité, cette civilisation européenne, riche et vieillissante, bien à l'abri de ses frontières, de sa culture, donne au monde, en violant ses propres règles de tolérance , de respect des minorités, elle si prompte à donner au monde entier des leçons de droits de l'homme! Et tout cela pour interdire de simples "clochers"...Quand d'inoffensifs monuments de pierre deviennent objet de peur, il y a vraiment lieu de s'inquiéter sur la solidité d'une société!

La timidité des réactions des Eglises m'a aussi déçu : derrière les dénégations polies, on croit surtout sentir une espèce de soulagement, face à des concurrents gagnant des "parts de marché" . C'eût été pourtant l'occasion de rappeler que Juifs, Chrétiens, Musulmans -dans l'ordre chronologique- partagent -en principe- l'amour du même Dieu révélé, et que, par conséquent, toute occasion de Le célébrer devrait être saluée par tous les croyants. Mais, on le constate une fois de plus, et comme le proclamait Saint François en se lamentant dans les rues d'Assise, "Dieu n'est pas aimé"...Non, les croyants n'aiment pas Leur Dieu, mais la foi qu'ils disent Lui porter. Nuance... La réponse de notre Président dans son message publié dans le Monde du 9 décembre, est apparue elle aussi très en deça du défi posé. Au-delà de la réaffirmation de principes sur lesquels chacun s'accorde, la séparation que le Président Sarkozy établit entre la liberté de croyance et de culte et sa traduction dans le visage de la cité, ainsi que l'affirmation du respect dû par les "nouveaux arrivants" aux traditions des pays d'accueil a quelque chose d'un peu inquiétant, et en tout cas de faible conceptuellement (il y a des musulmans en France depuis au moins trois générations, et des mususulmans français depuis bien plus longtemps). On doit regretter notamment que le principe de laicité, certes rappelé, dans l'article présidentiel, n'ait pas été placé au centre de l'argumentaire, car il est la seule réponse admissible aux questions posées par la coexistence de différentes religions sur le sol national. L'érection de minarets, faut-il l'ajouter?, n'a rien à voir avec le respect ou le non respect de la laicité, et on voit mal comment on pourrait en interdire la construction. Aux musulmans de France de relever le défi de construire de belles mosquées, qui ne déparent pas dans le paysage...

Le résultat de la votation suisse devrait aussi nous alerter sur la dérive de la vie politique de ce pays ami. Il y a vraiment deux Suisses comme chaque scrutin important le rappelle : n'oublions pas en effet que trois cantons romands- Genève, Vaud, Neuchâtel- ont voté contre l'interdiction des minarets : ils ont été l'honneur de la Suisse. Les Romands* ont une vision plus ouverte, plus moderne, plus européenne de la vie en société, c'est un fait que l'on ne peut que constater. A force de penser différemment sur des sujets essentiels, n'est-ce pas le sentiment d'appartenance à un ensemble commun qui peu à peu s'effrite? D'autre part, il faudrait que les partis européens cessent de considérer l'UDC comme un parti "centre droit" fréquentable. Il relève du même cordon sanitaire que celui entourant les partis extrêmistes, et les conséquences doivent en être tirées. ''

*= à l'exception, il est vrai, des cantons - bilingues, et que traverse la frontière linguistique- du Valais et de Fribourg...''

samedi 10 octobre 2009

Le Nobel : en plein "novlangue"...

Dans le 1984 d'Orwel, véritable prophète de nos temps (comme Céline et quelques autres...), il y a une langue nouvelle, celle de la propagande, qui désigne les choses par leur contraire, la novlangue. Ce n'est pas parce qu'il n'y a plus ce bon vieux "despotisme oriental", le communisme d'antan, que nous nous en sommes affranchis, bien au contraire. La novlangue sévit toujours, sous d'autres formes, avec les moyens d'action décuplés sur les cerveaux que lui offre la technologie...et l'hyperpuissance des Etats-Unis. 

Une preuve nouvelle de cette constatation? L'octroi du Prix Nobel de la Paix à Barack Obama. C'est la première fois, à ma connaissance, que les "Sages" nobéliens* franchissent si nettement la ligne rouge : décerner le prix de la paix à un dirigeant politique en guerre. Car si Barack Obama est manifestement un homme pétri de bonnes intentions, un de ces hommes de bonne volonté que l'Amérique sait produire, comme Jimmy Carter, il en est à ses débuts, et pour l'instant, il est le chef des armées d'un pays en guerre.  En guerre offensive contre un pays, dix mille fois plus pauvre que lui,  qui ne lui a rien fait**. Avec la scandaleuse disproportion des armes, des moyens qui fait les guerres injustes. En Aghanistan, où combattent déjà plus de 60.000 soldats américains (avec leurs supplétifs Alliés), superéquipés, avec leurs bombardiers, leurs missiles qui frappent où ils veulent, vous rasent un village en un simple clic, le débat du jour n'est-il pas celui de l'augmentation des effectifs de ce corps expéditionnaire? De gagner enfin cette guerre ingagnable? Que pense l'Afghan moyen d'une telle nouvelle? Vous vous en moquez, ici en Occident, mais sachez le, il pense. Essayez simplement de deviner quoi.

* : chaque discipline du Nobel a son propre comité en charge du processus de sélection qui aboutit à la désignation du lauréat par le "Board". Celui du Nobel de la paix est particulièrement large :.http://nobelprize.org/nobelfoundation/directory_org_090915.pdf  

* *: là où Obama aurait été vraiment courageux, et révolutionnaire, ca aurait été de diligenter dès son arrivée aux affaires, une enquête sur les circonstances dans lesquelles l'administration Bush a décidé en 2001 d'attaquer l'Aghanistan, et de perséver dans l'agression, bien après que la bande des "Arabes" d'El Qaida, les complices du 11 septembre, en aient été délogés.Un simple rappel détaillé de la séquence des événements, du rôle d'hommes aussi néfastes que Dick Cheney, et ses comparses aurait été bien utile au peuple américain.            

mardi 7 avril 2009

A la turque! ou l'art de la prise d'otage diplomatique

Les derniers épisodes comico-carnavalesques de la désignation du nouveau secrétaire général de l'OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen, le candidat danois, sont un exemple supplémentaire des méthodes turques en diplomatie ( en tout cas avec les Européens, car les Turcs savent aussi être subtils comme c'est le cas dans leur politique proche-orientale, mais avec les Européens, ils ne se gênent pas du tout, et tous ont encore en mémoire la manière dont le Premier ministre turc s'était invité à Bruxelles lors de la fameuse nuit de décembre 2004, où le Conseil européen a décidé d'entamer les discussions d'adhésion avec la Turquie). M. Rasmussen était récusé par la Turquie comme "anti-musulman" ( il avait défendu en son temps les caricatures de Mahomets, dont on se souvient qu'elle avaient paru dans un journal danois), et jusqu'au dernier moment, la décision des Vingt-Huit (eh oui, les Otaniens sont 28 membres, un de plus que l'UE) restait suspendue au veto des Turcs. C'est finalement à la dernière minute, un coup de téléphone express de Berlusconi qui a arraché au calife Erdogan le oui final, ce qui nous a valu cette photo géniale de Berlusconi hélant Angela pour lui faire entendre le oui au portable...L'étonnant est qu'il avait à quelques mètres de lui, le président turc, présent lui aussi à la fête (et c'est lui dont on voit la moustache souriante derrière Sarkozy sur la photo ci-dessous), et qui aurait pu lui répondre. Mais il fallait ce numéro médiatique pour montrer aux Européens qu'à Ankara on "gardait le contrôle".
Quand on réfléchit deux minutes à la signification d'un tel incident, il y a de quoi frémir pour la suite. On nous dit sur tous les tons que la Turquie est un pays "musulman modéré" et laïc. Et voilà un pays qui se permet, en pleine lumière, des attitudes comme celle décrite justement sur des motifs de perception religieuse!  
N'oublions pas que la finalisation des accords de sécurité entre l'OTAN et l'UE, qui conditionne la pleine entrée en vigueur des accords de "Berlin II" (permettant la mise à disposition de l'UE de moyens militaires de l'OTAN), reste toujours bloquée à cause du veto de la Turquie, membre de l'OTAN. Que Chypre, où stationnent plus de 15.000 soldats turcs, n'est toujours pas reconnue par la la Turquie, et que les artifices imaginés pour contourner cet obstacle, soit la signature d'un accord par lequel la Turquie autorise les navires des nouveaux Etats de l'UE, dont Chypre, à mouiller dans ses ports, ce qui constituerait une reconnaissance indirecte, n'a toujours pas été ratifié par Ankara...  

       

lundi 9 mars 2009

la scandaleuse rencontre de Luxembourg

La rencontre dimanche dernier à Luxembourg des 3 "conspirateurs", les ministres des finances du Luxembourg, de l'Autriche et de la Suisse pour défendre le secret bancaire a quelque chose de profondément immoral et il faut souhaiter qu'elle entraîne des réactions fortes de la part des instances officielles de l'UE, et des pays membres. Au moment où la planète finance est dans l'état de délabrement que l'on connait, où même les financiers rasent les murs, oser aller publiquement défendre le secret bancaire comme un des droits de l'homme, défier ouvertement les Vingt-Cinq autres Etats de l'Union, en présence d'un compère non membre, et invalider par avance les décisions des 20 Etats du prochain sommet de Londres, il faut avoir la cécité d'esprits intoxiqués par leur propre poison pour le faire. Clairement, ce fut le geste de trop pour ces ministres et les gouvernements qui les ont envoyés.
En tout cas, M. Juncker, Premier ministre du Luxembourg, qui tient à son poste de Président de l'Eurogroupe, ferait bien de recommander la plus extrême prudence à ses troupes, car il risque un jour de se trouver bien seul pour se défendre lui-même. Que penser de la détermination à lutter contre les paradis fiscaux d'un groupe présidé par l'un des défenseurs les plus obstinés du déni le plus évident de la transparence que constitute le secret bancaire?  

M. Sarkozy, vous êtes attendu! Pour dire sans langue de bois ce qu'il faut penser de tels agissements, et jeudi prochain, lors du Conseil des ministres franco-allemand, marquer avec Mme Merkel que la patience a des limites dont les bornes marquent la fin, comme dirait ce bon M. Fenouillard...

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