Le nouvel européen

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jeudi 31 décembre 2009

il vous reste quelques heures...

pour vous précipiter chez votre libraire et lui demander, en cadeau d' étrennes à vos amis ou connaissances le dernier livre -ou plutôt opuscule- de Michel Serres. tps_des_cerises.gif Certes l'ouvrage est hâtif, ce que reconnaît l'auteur en promettant in fine un long livre sur le sujet, qu'il appelle le Doux. Mais, comme toujours avec Serres, il nous invite à sortir des ornières et des chemins battus. et les temps sont mûrs! Comme il l'écrit en introduction, "si nous vivons une crise, aucun retour en arrière n'est possible, il faut donc inventer du nouveau". Il choisit : oui la crise, dont le seisme financier que nous avons vécu, a été le révélateur est majeure et nous n'avons donc pas d'autre possibilité que de changer ou de périr. Il identifie six événements comme éléments de rupture majeure avec la société dans laquelle nous avons vécu: - l'agriculture : les paysans cessent de représenter un nombre significatif sur notre planète. La majorité des humains sont des urbains : ils sont 50% de la population et seront 75% dans vingt ans. Le rapport de l'homme à la terre, base de notre culture de nos religions, se modifie : "lorsque se déterritorialise ainsi la majorité des humains, le rapport au monde se transforme". Pour trouver sa route, on ne cherche plus les étoiles, mais au GPS, on ne regarde plus le ciel pour savoir le temps qu'il fera. Résultat : nous ne connaissons plus le Monde, que par l'image que nous nous en faisons. "on croit à la bonté de la nature et à la mansuétude des tigres". Le monde, dans sa réalité, plus personne ne le connait. il n'y a plus que des habitants des cités, des citoyens. Mais, voila l'originalité de Serres, : "le monde se venge et menace les hommes". Le monde, objet dans la conception du monde "moderne" (depuis Descartes, pour faire court ,qui a hypostasié le sujet), que l'homme pouvait façonner à sa guise (et on peut remonter à la grande invitation "croissez et multipliez, tout cela -le monde, la nature- que Yavhé vous donne, c'est à vous de le transformer de l'utiliser au mieux de vos besoins), se venge. - les transports, (la mobilité) : pas besoin de grands dessins sur le sujet. Tout bouge, hommes comme denrées en un chassé croisé frénétique, de plus en plus vite, de plus en plus loin : "la France devient une cité dont le TGV est le métro et les autoroutes les rues". Serres pointe rapidement sur les risques de menaces sur le système immunitaire humain. Il aurait pu aussi évoquer les risques de déstabilisation politique, sociale de tels déplacements humains, - la santé : la (re)naissance du corps. La santé devient la norme, la douleur un scandale, le corps s'expose et devient un sujet en soi, - la démographie : la croissance de l'espérance de vie et de l'âge moyen de vie est aussi un phénomène connu aux conséquences incalculables sur nos institutions les plus établies (le mariage par exemple, la conscription, la guerre), - les connexions : "les nouvelles technologies changent nos liens, nos voisinages, et nos manières d'en prendre connaissance. Le connectif remplace le collectif". Notre espace lui-même en résultat se modifie: où sommes nous? Quelle est notre adresse? pas besoin de développer longuement non plus sur ce point, - les conflits : depuis la deuxième guerre mondiale choisie par Serres comme date charnière parce qu'elle fut la première à faire davantage de victimes que les microbes et les bactéries durant la même période: "la bombe battit Darwin...en termes de thanatocratie, nous faisons désormais mieux que la nature". L'informatique est le vecteur de la troisième révolution connue par sapiens, après l'écriture et l'imprimerie, aux répercussions culturelles fondamentales : on dispose donc pour les secteurs couverts par ces changements, de points de comparaison. Mais, pour les mutations agricoles ou corporelles, pour celles concernant le rapport au monde, aux humains nous sommes dans le nouveau, l'inconnu."ici les changements arrêtent ou finissent des périodes aussi longues que celles qui nous séparaient du néolithique, voire de notre propre émergence, soit des dizaines ou même des millions d'années". Face à ces changements fondamentaux, les sociétés continuent à peu près comme avant. L'écart ne cesse de se creuser entre la situation réelle de la nature et de la société telle qu'elle muta et continue de muter, et des organisations instituées à une époque où l'humanité vivait tout autrement. Rien de plus risqué que de vivre cet écart-là. Distance entre riches et pauvres qui a crû exponentiellement, et s'est planétarisée.."du coup les institutions encore dominantes, vieillies brutalement comme les dinausaures d'antan, se réfugient dans la drogue du spectacle. Du pain, certes économie, pouvoir d'achat chômage...du pain certes mais surtout des jeux, pour faire oublier le pain : jeux télévisés, radiophoniques, sportifs, voire électoraux...Occidental, toxicomane." La structure fondamentale des sociétés indo-européenne était, rappelle Serres, après Dumezil, celle de la triade : le prêtre, le guerrier, le paysan (le commerçant). Nous assistons à la fin de ces dominations reposant sur l'un ou l'autre des pôles de cette triade; le dernier étant, Serres en hasarde l'hypothèse, celle du règne exclusif de l'économie. Serres met à jour cette contradiction entre le fini du monde (ça ce n'est pas nouveau) et l'infini des moyens, des désirs des "hominescents". Nous dépendons désormais d'un monde dont nous sommes en partie responsables de la production. Nous entrons dans l'ère anthropocène. L'homme n'était, dans le paradigme dont nous sortons (selon Serres), que l'égal de l'homme (l'homme, la mesure de toutes choses, vieille "évidence" sophistique dénoncée déjà par Socrate): tout de son aventure se résumait à la relation avec ses semblables. Ce fut le temps du duo, le plus souvent conflictuel (maître contre esclave, gauche contre droite, nations contre nations etc..ce à quoi se résume le champ politique, qu'on appelle encore "combat" sans aucune gêne.). Mais, dans cette aventure, l'homme a tout simplement oublié le Monde. Ce Tiers se rappelle, soudain, à l'attention des Hommes, s'impose à lui. La prochaine révolution sera l'irruption sur scène après la longue domination de l'homme, de ce Tiers sans voix : "fin des jeux à deux, début d'un jeu à trois". Place à la Biogée! "''l'air et l'eau, sans bouche ni langue, qui parlera en leur nom? Qui représentera la terre et le feu, les abeilles et les plantes qu'elles pollinisent? Coup définitif porté au narcissisme humain : nous voilà forcés de faire entrer le Monde en tiers dans nos relations politiques... En quelques décennies, l'ancien objet passif est devenu sujet actif". Le thème, chez Serres n'est pas nouveau puisqu'il avait déjà appelé de ses voeux la création d'une WAFEL , institution où les éléments et non plus les Etats seraient représentés, et non plus par des politiques ou des diplomates n'y connaissant rien, mais par ceux qui les connaissent le mieux, c'est-à-dire les savants. Quelle langue serait commune aux vivants, inertes comme animés? Celle des codes d'information qui nous régissent, et que la science révèle. Cette science du vivant et de la terre, à la différence des disciplines "dures", segmentées, toutes orientées ves la cité et sa gestion, s'intéresse à la totalité du Monde, à son déchiffrage global."tout se passe comme si les savants commençaient à déchiffrer le dit de la Biogée". Le Grand Pan est de retour! Le nouveau triangle se nomme pour Serres, Sciences-Société-Biogée. Le Savoir la Science, possède seul la clé de la solution à nos problèmes. "Que les savants s'expriment en son nom, qu'ils disent le Bien commun contre le mal propre tenu par ceux qui s'appropriaient l'ancienne triade". Et le centre des sciences où la relation avec la Biogée s'exprime avec le plus de pertinence et de proximité c'est le noyau des sciences de la vie et de la terre. "Devenons donc des SCivites -sciences de la vie et de la terre- plutôt que des civiques"dans une nouvelle politique, nous susurre Serre. Par le partage des codes d'information qui définissent tous les vivants de la Biogée, nous retrouvons la symétrie dans la relation, une forme d'égalité. Cette science, dénommé par Serres, "douce", a aussi son éthique, elle aura ses lois prophétise Serres. Qui somme les savants sientifiques de prêter un serement de base, semblable à celui d'Hyppocrate : "laïques ils doivent jurer de ne servir aucun intérêt militaire ou économique". Quel beau programme ! Au lendemain de l'échec de Copenhague, il est plutôt mobilisateur et porteur d'espérance. Car, si on le regarde sur le le long terme, Copenhague a ouvert une brèche fantastique dans l'appareil insitutionnel international, si enfoncé dans ses hypocrisies, ses rites coûteux, ses promesses non tenues, en en démontrant l'inadaptation fondamentale. Dans aucune conférence internationale le rôle des scientifiques n'avait été, jusqu'à présent, aussi déterminant. A toutes les étapes du long processus qui a conduit à Copenhague, et qui se poursuivra, le G.I.E.C., qui rassemblait un nombre important de scientifiques*, a été en initiative, et ses rapports ont été à la base des projets de décision. C'est une évolution qui ne s'arrêtera pas. Il faut méditer Copenhague, en tirer les leçons en termes d'organisation. Elargir le propos aux autres défis que pose notre civilisation dévoreuse et prédatrice à la survie collective. Au-delà du climat, il y a comme le dit Serres, les autres éléments, menacés, non plus dans un siècle, mais tout de suite. La culture politique doit s'ouvrir profondément à ce dialogue avec le Monde auquel nous invite Serres. N'est-ce pas une belle perspective pour 2010? Et pour les décennies à venir? D'ailleurs la révolution annoncée par Michel Serres est en marche, et les mentalités évoluent à une vitesse étonnante (il n'est que de voir l'appêtit pour tout ce qui est "vert" écologique). Mais la course de vitesse étant entamée, qui rattrapera l'autre? Les peuples qui n'ont pas eu accès au degré de développement dont les pollueurs ont longtemps joui en toute impunité, demandent leur part du gâteau. Au fond, ce serait plutôt à eux d'inventer ce nouveau mode de production, de relation au Monde. Le peuvent-ils, le souhaitent-ils? En tout cas, ce ne sont pas les 1500 milliards de dollars mis sur la table par les Etats développés en deux ans pour sauver le système financier, un système de casino comme l'ont clamé les plus hauts responsables de ces Etats eux-mêmes, qui convaincra les peuples de la sincérité des intentions du monde développé, hélas.

* et qui aurait sans doute gagné à prendre en compte dans ses études plus qu'il ne l'a fait, les opinions contraires s'exprimant dans les milieux scientifiques sur le sujet des causes du réchauffement climatique...Maladie de jeunesse d'une formule neuve?

vendredi 8 août 2008

Quermonne pas à pas (suite)

Premier constat de M. Quermonne : l'Europe souffre d'un déficit de légitimité. Non pas de démocratie (cela peut en faire partie), mais de légitimité.
 Qu'est-ce que la légitimité?  Citation de Max Weber : "la qualité qui permet d'assurer l'adhésion de la majorité des citoyens en la forme d'une tolérance passive ou d'un soutien actif". On peut trouver:
 - la légitimité traditionnelle (celle que confère la tradition, les coutumes, la force de ce qui a toujours été là, les rassurantes racines, l'identité, la Reine d'Angleterre etc...on comprend tout à fait, et en effet c'est la source de légitimité la plus forte;
- la légitimité charismatique. Celle du chef qui conduit ses troupes. Celle à laquelle rêvait le général de Gaulle, et qu'il a donné à la fonction présidentielle par le choix de l'élection au suffrage universel. Ce peut être aussi celle du dictateur, si tant est qu'un dictateur puisse avoir une légitimité ;
- la légitimité rationnelle. C'est la légitimité démocratique du principe majoritaire.
Les trois types de légitimité sont actuellement battues en brèche. Même la dernière ne suffirait plus, selon Quermonne, à garantir une légitimité suffisante au pouvoir. D'où la référence à l'Etat de droit. C'est la Constitution de la République fédérale d'Allemagne qui a, la première en Europe, fait de l'Etat de droit le socle de la République. par la soumission de la loi au contrôle de constitutionnalité, assuré par une Cour constitutionnelle. La plupart des pays d'Europe ont adopté ce modèle. Au principe majoritaire s'ajoute ainsi l'exigence de la recherche d'impartialité (des juges sont supposés être plus impartiaux que des politiciens) : des banques centrales indépendantes sont censées être plus efficaces, de même que des agences indépendantes, des agences de régulation etc...Le "système bruxellois" (Ndr: le label n'est pas de Quermonne) se veut ou peut être considéré comme une réponse à ces préoccupations nouvelles. Il repose sur un pouvoir d'expertise supra-national (la supra-nationalité n'est pas le monopole de la CE/UE, toutes les Orgnisations internationales semandent à leurs fonctionnaires de défendre l' intérêt général dont l'Organisation est l'expression). La différence est que, dans le cas de la Commission européenne, ces fonctionnaires ont des pouvoirs propres sans comparaison avec ceux de toute autre O.I.dans le monde : les commissaires placés à la tête de la bureaucratie bruxelloise ont des attributions qui les assimilent à un organe exécutif de nature politique (on peut être un organe politique sans être démocratique): ils forment un collège, c'est à dire qu'il existe une responsabilité, sous l'autorité d'un seul responsable, le Président de la Commission. Ils ont l'initiative des textes "législatifs", ce qui est un pouvoir considérable. Ils n'ont en revanche pas de pouvoir exécutif, ou plus exactement ont un pouvoir exécutif "subrogé", supplétif et marginal. Même dans les domaines de compétence exclusive de la Communauté, qui sont peu nombreux, la Commission dépend pour l'application des décisions prises, des Etats, de leur bonne volonté. La seule force de la Commission, c'est la force du droit. Le bras séculier de la Commission c'est sa fonction de "gardienne des traités" qui lui est reconnue dès le Traité de Rome. Pour cela, elle s'appuie sur la Cour de Justice des Communautés Européennes. La CJCE "utilise" comme instrument de sa suprématie la grande règle du droit international qui veut que les traités aient une force supérieure à toute décision de justice nationale. Mais c'est doublement jouer sur les mots, car l"intrusivité" et la diversité du champ d'application du droit communautaire sont supérieurs à tout ce qui se fait dans d'autres domaines du droit itnernational. Et d'autre part, le droit créé dans le cadre de la Communauté prétend à la spécificité, créant un ordre juridique particulier, le droit communautaire. L'ennui, c'est que cette spécificité est purement "prétorienne", c'est-à-dire que l'on ne trouve dans aucun article du traité de Rome mention de cet "ordre juridique communautaire" dont l'effet serait direct dans tous les pays du marché commun (de la Communauté ensuite)*.  Mais elle a résisté à tout.
Le droit d'initiative exclusif de la Commission, qui en fait le véritable arbitre face à des Etats membres dont les intérêts sont forcement divergents, son recours au droit pour décider et punir en cas de besoin les Etats fautifs ou simplement manquants, l'utilisation qu'elle a fait des pouvoirs de sanction de la Cour de Justice, la possibilité, de dégager des ajorités par le vote qualifié (et non plus l'unanimité pour un certain nombre de domaines), c'est proprement cette combinaison de moyens dont elle a su jouer, qu'on appelle la méthode communautaire.
Mais, comme le rappelle M. Quermonne, dès le début, avec le traité de Rome, nous avons affaire à un système mixte : au pouvoir d'expertise supra-national, a été associé un pouvoir  "de type diplomatique à caractère inter-étatique". Le monopole des chancelleries diplomatiques sur la représentation des intérêts des Etats, n'a été qu'atténué par le caractère interministériel de la procédure de préparation des décisions au niveau national. Cette "OPA" des diplomates sur l'ensemble du processus de négociation à Bruxelles, via les Ambassades ou Représentations permanentes, via le COREPER, cette instance de négociation dont le rôle discret mais fondamental, n'est pas assez étudié par les spécialistes de la science politique, a eu, à mon avis, des conséquences très dommageables sur l'évolution de la construction européenne. Si dès le départ, le principe avait été posé d'une instance de négociation poltique impliquant directement les ministres, nous aurions eu de manière moins flagrante, cette rupture avec les opinions publiques, cette disparition de l'intérêt commun qui frappent tellement désormais.
La complexification du système et l'extension des compétences communautaires, qui sont apparus dnas les années soixante dix n'ont pas aidé à rendre le processus plus clair.
Mais surtout, la montée en puissance d'un nouvel organe, le Conseil européen des Chefs d'Etat et de gouvernement, créé en 1974, a contribué à déstabiliser le délicat équilibre des "pôles de décision", au détriment du pôle "commission". Au Conseil européen, on ne vote pas, les décisions sont prises à l'unanimité, et cela fait toute la différence. L'évolution vers "des catalogues à la Prevert" des relevés de décisions des Conseils européens, qui se tiennent désormais au moins quatre fois par an, apparait dans ces condtions irréversible, et les fait ressembler de plus en plus aux longs catalogues verbeux et moralisants issus des réunions du G8. A la relecture, on constate avec regret le nombre de décisions non suivies d'effet.     
Ces rappels sont des notions basiques, et je suis désolé de les rappeler, mais on omet encore trop souvent de les préciser à l'opinion. Surtout chez nous, en France, où nous héritons d'une culture "Vème république" gaullienne lamentable de ce point de vue, qui consiste à mépriser la Commission, à la traiter de haut, et à systématiquement la soupçonner des pires arrière-pensées. Deux exemples récents : la charge du président Sarkozy contre le commissaire Mandelson en pleine négociation difficile à l'OMC, l'interdiction faite par le Président Chirac au président Barroso de se rendre en France durant la campagne référendaire sur le projet de traité constitutionnel...Nul dans notre classe politique n'est exempt de ce travers. Tous nos Présidents sont tombés dans cette facilité de langage et de pensée, même Mitterrand avec Delors (qui relève dans ses Mémoires, le changement d'attitude du président français vis à vis de lui une fois nommé Président de la Commission). Or, la Commission, quelle que soit l'opinion que l'on aie des hommes et des femmes qui la composent, du corpus "marchéolâtre" qui lui tient lieu de doctrine, mérite le respect justement par le fait qu'elle incarne l'intérêt général de la Communauté. Vouloir "réduire les pouvoirs exorbitants" de la Commission, comme on l'entend encore trop souvent, y compris de la bouche de personnages politiques respactables, c'est simplement détruire la Communauté européenne dans ce qu'elle a de puissamment original.          

* : c'est par la capacité de "recours préjudiciel" prévu par les Traités, que les juristes en ont tiré la prééminence du droit communautaire. En effet le traité prévoit la possibilité pour tout tribunal d'un des pays de la Communauté, d'interroger la CJCE sur l'application ou non d'une disposition du droit communautaire dans toute affaire dont ce tribunal serait saisie. Les tribunaux ont assez vite "joué le jeu". Il faut bien voir que ces "avancées" , s'il fallait refaire aujourd'hui le Traité de Rome, seraient complètement inimaginables.  

mardi 5 août 2008

Une révélation (potentielle): les peintres de l'agonie

Un livre à lire en ce mois d'août, qui n'a rien de caniculaire: "Les peintres de l'agonie", ou les nouveaux peintres français de la douleur. Une preuve de plus que les artistes se (re)mettent à faire des tableaux. Un signe de la vitalité de notre création. Mais cherchez les ces jeunes dans les expos des Musées d'Art Contremporain, vous ne les trouverez pas. Pas dans l'esprit du temps, dans la norme imposée de l'A.C....  

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samedi 22 mars 2008

lecteur européen...

Un livre à lire (si ce n'est déjà fait...), celui de Florence Autret, "l'Amérique à Bruxelles". L'auteur y décrypte les arcanes du lobbying américain à Bruxelles, au travers de plusieurs cas type, comme la directive Reach, "l'exception" Galileo, mais surtout nous donne un paerçu de la complexité de la relation transatlantique, mélange de concurrence et de complémetarité....sur fond de vassalité sécuritaire assumée...  

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