Le nouvel européen

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dimanche 29 mars 2009

le Sommet de Londres : une com' d'enfer!!

Oui, il faut rendre à César (Gordon en l'espèce) ce qui lui appartient. Le site du Sommet de Londres, du 2 avril, est un modèle du genre.

Prenez de la graine, Mesdames, Messieurs les comunicants, pour de nouveaux rendez-vous internationaux majeurs (les Conseils européens per exemple, à l'information pédagogique trop lacunaire, trop orientée vers les journalistes, et pas assez vers le grand public). Tout y est, même les articles critiques. De la bonne info, actualisée à la minute,  orientée, bien sûr dans le sens souhaité par leurs promoteurs, c'est normal.

Un petit regret : il manque la rubrique explicative des causes de la crise, sur les fameuses activités bancaires, les subprimes et la titrisation.(Qui comprend vraiment comment ça se passe? On répète tous des phrases lues dans les journaux sur la transformation de créances en titres...sans comprendre). Ce ne sont pas les experts qui manquent pourtant dans la City, et ils ont du temps libre en ce moment... 

mercredi 24 décembre 2008

Une révolution...

...de plus!
il est vrai que depuis, notamment, la date fatidique du 15 septembre 2008* (ah décidément le mois de septembre ne réussit pas aux Américains, et par conséquent au reste du monde condamné -jusqu'à quand?- à essuyer les plâtres des "chutes de plafond" de ce carré de presqu'île de Manhattan..), nous devons nous habituer aux  nouvelles extraordinaires.
Mais celle-là!
Oui, je me suis équarquillé les yeux quand j'ai lu, hier soir, en pleine page deux du Monde, trôner si je puis dire, à la rubrique "débat" une libre opinion de nulle autre qu'Aude de Kerros, sous le titre apparemment neutre de "l'effondrement du financial art".
C'est un peu, toute proportions gardées, comme si Le Monde, avait prêté ses colonnes en pleines années quatre-vingt, à Jean-Marie Le Pen...
Peut-être que le nom d'Aude de Kerros ne dit pas grand-chose à "l'honnête homme moyen"...et on aura beaucoup fait pour cela...Et notamment Le Monde (d'où ma stupéfaction).
 Alors Aude, qu'elle me permette la familiarité de l'usage du prénom, c'est l'artiste qui a toujours été à la pointe du combat de l'"Art éternel", si on veut, face à sa subversion, combat qu'on a longtemps pu croire désespéré. C'est l'auteur indépassable de "l'art caché", la bible de ceux qui n'ont pas cessé de croire que l'art ce n'était pas, ce ne pouvait pas être, la caricature qu'une certaine fraction de l'élite politico-intellectuelle a voulu imposer au reste du monde, (et elle y a réussi en grande partie).
Quant au Monde, avec son critique d'art Philippe Dagen, ce fut le media d'influence le plus engagé, en tout cas pour le public français, dans la lutte pour imposer ce type d'art subverti qui a envahi nos musées depuis une bonne quarantaine d'années.
Certes A. de Kerros aborde, dans cet article, l'ennemi par le biais, c'est-à-dire par son côté le plus contestable avec un argument relativement consensuel, en France en tout cas, c'est-à-dire le détournement de la place de Paris comme capitale des arts, au profit de New-Yok auquel le "financial art" a conduit. Mais, dans les derniers paragraphes, elle fait le lien avec une politique qui a été délibérément conduite chez nous par nos propres élites culturello-médiatiques, avec l'actif concours des fonctionnaires, médiateurs conservateurs "d'art contemporain", de tout poil pour étouffer la vraie création en France au nom de la "modernité".
 Donc, il y a là un vrai revirement qu'il faut saluer. car Le Monde, toujours sur le fil du rasoir en termes de survie économique, est à l'affût de ces combats culturels qui légitiment un parcours. 

J'y vois comme un signe supplémentaire -un petit signe certes- que  nous sommes en train, avec la crise financière et économique que l'Amérique nous a une fois de plus transmise, de connaître une vraie révolution.  Mais, le combat se mène par les idées, comme dirait Gramsci, et dans le contexte français, la chute d'un des derniers remparts d'une certaine idéologie qui a fleuri dans les années soixante dix, quatre-vingt, et dont le personnage politique de Jack Lang* *a été une figure emblématique, n'est pas dépourvu de signification.   Des nullités artistiques comme Buren -je prends ce nom parmi des centaines d'autres, parce qu'il me semble le meilleur, le plus doué dans l'art qu'il a poussé à la perfection, de culpabiliser le "pauvre pékin" d'amateur d'art, voire de collectionneur- ont du souci à se faire...
Gageons que "les autres", qui sont après tout la majorité, qui tiennent encore, mais pour combien de temps, les cordons de la bourse publique, ne vont pas se rendre sans combattre....
N'empêche, c'est déjà une belle brèche qui vient de s'ouvrir.
Une pensée, au moment où le seuil critique commence à être atteint, le seuil qui fait basculer les rapports de force, pour tous ces combattants de l'ombre, de "l'Art caché", tous ces artistes vrais, qui, au long de toutes ces années, ont maintenu leur foi dans ce qu'ils savaient eux, au fond de leur conviction, de leur conscience, ce qu'est l'art, la perpétuelle exigence qu'il signifie. Une pensée pour le choix de pauvreté, d'obscurité que cela a représenté. Une pensée pour les militants d'une revue, et d'un site comme Artension (http://www.artension.fr/) qui ont défendu les couleurs de l'art et des artistes.

Et un grand merci à Aude de Kerros!

* = date de la faillite de Lehman Brothers, qui sera pour l'histoire comme le jeudi noir de 1929, le point de départ de la grande Dépression des années 2000..On attendait le Big bang, il est arrivé avec huit ans de retard.
**= qui lui aussi s'efface

  

 

lundi 7 avril 2008

...Pour Angela!

Tout le monde l'aime, la respecte, et la voudrait bien pour chef(fe), Angela Merkel...et les Français plus que tous les autres Européens! C'est en tout cas ce qui ressort du grand sondage de la BBC sur l'image des pays et des leaders politiques dans le monde.
Bravo, Mme Merkel! L'opinion a détecté en vous une authentique européenne. "Eine echte Europaische Frau". Nous vous avons vue à l'oeuvre depuis plus de deux ans que vous êtes aux affaires. Il y a chez les meilleurs des politiques allemands un vrai sens de l'intérêt général européen*, qui seul peut créer l'attachement des citoyens à cette nouvelle fonction. C'était le cas avec Kohl, il en est aussi ainsi avec Mme Merkel 
 Et pourquoi ne serait-ce pas vous, notre futur Présidente de l'Union Européenne???? Il faudrait que vous renonciez à vos fonctions actuelles, c'est vrai...mais pourquoi pas?  

* : des Français aussi...Soyons justes tout de même! Un Mitterrand, un Delors ont été des vrais leaders Européens.

mercredi 26 mars 2008

Pour les ouvriers de Dacia...

...en Roumanie qui font grève pour de meilleurs salaires. Y a pas de raison disent-ils, pour ne pas profiter nous aussi du boom de la voiture "bakou" (ma trad de low cost) Logan qui rapporte tant à Renault. L'Europe, c'est cela, cela doit être cela: une harmonisation (progressive) des conditions salariales au sein de l'UE. 
On attend le mouvement de solidarité des ouvriers des sites français.
On attend aussi une réaction de notre ministre chargé de l'industrie (il est nouveau, c'est M. Luc Chatel) à la menace lancée par  Renault de délocaliser ailleurs (là où les salaires sont encore plus bas qu'en Roumanie...comme au Maroc par exemple) : ce sont des propos indignes d'un patronat responsable. On voit bien les limites de la spirale vers le bas des conditions sociales au nom de la concurrence et de la mondialisation.     

vendredi 14 mars 2008

Pouce en l'air!!

...entendu ce matin sur LCI, Luc Ferry parler drôlement de Bayrou en disant de lui : c'est à la fois Nietzsche et Berkeley. Nietzsche, par la volonté de puissance, qui se veut non soif de pouvoir, mais pur exercice d'une force se contemplant elle-même. Berkeley par le "perspicere aut percipi" , percevoir c'est être perçu : on existe par le regard des autres.  Sévère, mais juste, non?