Cela fait une semaine aujourd'hui 28 février, que les troupes de l'armée turque ont franchi les frontières internationales de l'Irak voisin, dans ce qui s'appelle en droit international une agression.
Une semaine et, à Bruxelles, aucune réaction officielle de la part du Conseil ou du "(Très)Haut représentant pour la Politique extérieure et de sécurité, secrétaire général du Conseil", Javier Solana...
Une intervention lourde avec blindés et aviation,  qui a déjà fait plus de deux cent morts, et à laquelle les Turcs ne fixent plus de limites dans le temps, après avoir indiqué au départ qu'elle n'allait durer que quelques jours...Preuve que ce n'est pas une promenade de santé.
Quel contraste avec la mobilisation, la semaine dernière, pour dénoncer l'impéritie des Serbes dans leur devoir de protéger les Ambassades.
Et le principe de proportionnalité, si souvent invoqué?
La vérité, c'est que, chaque fois que la Turquie est concernée, on s'y prend à deux fois, entre Européens avant de réagir... affaire délicate! Les Turcs sont susceptibles, et ont de puissants défenseurs, à l'intérieur et au dehors de l'Union...
Washington vient officiellement de s'émouvoir, en souhaitant que l'intervention turque s'achève bientôt.
M. Solana vous pouvez maintenant exprimer votre "préoccupation"...tout en dénonçant à nouveau "le terrorisme" et réaffirmant le droit de tout Etat de se défendre face à lui...