Puisque nous sommes un 9 mai, jour de l'Europe, rêvons...

1- Si les pays d'Europe ne veulent pas disparaître du club des acteurs majeurs dans ce monde impitoyable de la mondialisation, ils n'ont pas d'autre choix que de s'unir (là, tout le monde est d'accord),
2- Quand ils agissent ensemble, ils sont forts, respectés, et remplissent leur rôle pour le "bien commun universel" (imaginons la crise financière actuelle sans l'euro, le tableau de la lutte contre le réchauffement sans Kyoto, qui n'aurait pas existé sans l'UE...Où en serions-nous?),
3- A l'heure actuelle l' Union Européenne n'est cependant pas ce géant qu'on nous décrit si complaisamment, mais un puzzle indistinct, une "entité" sans existence politique,
4-il faut donc de manière urgente s'atteler à la construction d'une Europe politique, c'est-à-dire, démocratique, avec un Etat, un gouvernement démocratiquement élu, responsable devant un Parlement,
 5- A 27, une telle tâche est impossible, une majorité des pays ne le souhaitant pas (encore pour certains, ou jamais pour d'autres), et l'amélioration du fonctionnement de la machinerie européenne induite par les dispositions nouvelles du traité de Lisbonne ne sera, on s'en apercevra assez vite, qu'un stade très temporaire et partiel (avec le risque de compliquer encore davantage les choses), 
6- la mission historique de la France, est de contribuer activement à cet avènement, à cette nouvelle construction européenne, d'amorcer ce nouveau cap. Mais à ce stade du choix de l'union, il faut être clair sur les objectifs, et sur la rénonciation à la souveraineté nationale, clarté qui manque tellement à l'Union élargie,    
7- la prochaine étape de la construction européenne, c'est donc pour nous la réalisation de "l'Union dans l'Union"...avec ceux d'entre nos pays partenaires qui le voudront. Cette " Union renforcée d' Etats européens " sera le noyau de l'Union Européenne (avec l'Allemagne, bien sûr, mais aussi l'Italie, la Belgique- ou plutôt les Belgique-, les Pays-Bas, le Luxembourg, et très probablement l'Espagne, le Portugal, l'Autriche). Elle comptera un seul gouvernement (composé, dans un premier temps tout au moins, d'un nombre limité de ministres, dans les domaines de compétence communautaire) dirigé par une équipe élue au suffrage universel sur un programme bien déterminé, niveau intermédiaire entre les gouvernements nationaux (qui subsisteront en l'état, bien sûr) et l'étage bruxellois, une seule monnaie, une seule représentation dans les instances bruxelloises, une seule diplomatie, une seule armée.
Voilà un excellent programme ...
Quel homme (femme) politique s'emparera de ce projet (visionnaire)?