Vous avez 3 jours pour courir à la FIAC...En vous rappelant que la FIAC se décline en 3 cas : le Grand Palais, dédié aux Galeries avec un grand G, la cour carrée du Louvre pour les jeunes galeries et les émergentes, entre les deux, la sculpture dans les Jardins des Tuileries. Donc, un conseil, prenez votre temps : vous avez là une chance unique de prendre le pouls de la diversité de l'art contemporain. Pas de tout l'art d'aujourd'hui, mais d'une bonne partie. Profitez-en donc. Payez-vous un pass à 50 e, pour pouvoir aller et venir, et revenir, sans vous fatiguer.

Et si vous êtes acheteurs, dépêchez vous : j'ai vu cet après-midi, les pastilles rouges fleurir. Les plus belles oeuvres sont déjà parties...Un regret : que l'art est donc cher! Entre le cap de 5/6.000€ et celui des 20.000€, il y a peu d'espace, trop peu.  La tendance au grand format, ne fait qu'agggraver les choses, outre la difficulté de loger les oeuvres si on n'a pas un chateau ou un musée... Il y a bien sûr, beaucoup de poncifs, d'oeuvres sans originalité, et bâclées, mais que d'inventivité par ailleurs! Et, petit cocorico, les Français ne sont pas les derniers. Ils auraient même plutôt tendance à être en tête, si un jugement de cet ordre a la moindre valeur dans l'univers artistique mondialisé actuel (peut-être après tout est-ce que nos écoles d'art ne sont pas si mauvaises?). Autre nouvelle, qui n'est pas un scoop : le tableau revient en force (c'était déjà le cas l'an dernier). Quant à la crise, elle est manifestement derrière nous..Ou plutôt, l'Art vit très bien les périodes de crise. Les gens ne sont pas fous (et même les galeristes qui n'ont que les mots de spéculation et de marché à la bouche sont inclus dans le groupe), ils savent ce qui compte vraiment.  Ce n'est pas nouveau non plus.

Je reviendrai sur les coups de coeur, et les coups de gueule...Je me contenterai pour l'instant de clamer mon admiration pour Marlène Mocquet. Deux tableaux superbes d'elle, au stand de la Galerie Alain Gutharc. Je comparerais volontiers ce peintre à Jérome Bosch...un Jérome Bosch de notre temps. Plus vous regardez ses tableaux, plus ils vous retiennent, plus les détails de tous ordres apparaissent. Ca vit de partout, dans un déluge de couleurs, et de saynètes dans les scènes. Captivant.