Le nouvel européen

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samedi 14 juin 2008

Frappée à mort (suite)

...ce que j'ai lu ou vu de plus censé jusqu'à présent en guise d'épitaphe irlandaise, c'est ce qu'a dit François Bayrou, et auquel je renvoie:

http://www.dailymotion.com/video/x5rnbf_francois-bayrou-reaction-vote-irlan_news

Non que je reprenne entièrement à mon compte ce que dit Bayrou...Il n'y a pas que "les valeurs" derrière les réponses du (des) peuple(s)...il y a aussi une question de cohérence politique, non satisfaite par les arrangements alambiqués des diplomates.
Mais quelle tristesse...au fond, oui ce qui domine, c'est la tristesse.
Car "ils" ne comprendront pas ces appels populaires . "Ils" s'obstineront, car trop est en jeu.
Et nous irons d'erreurs en erreurs, de crise en crise, en nous cramponnant déséspérément à des semblants d'unanimité sur des sujets comme le réchauffement climatique, l'énergie (sujets dont il n'est pas question de contester l'importance, mais qui ne peuvent être l'alpha et l'oméga d'une politique publique).
Et le vaisseau qui craque déjà de partout, va tanguer de plus en plus, au gré des courants et des récifs.
Qu'on se le dise un peu partout, ce navire amiral, sans chef et sans boussole, est à prendre!

dimanche 20 avril 2008

LCDJ

"L'Europe des Etats, c'est celle où l'on peut, à tout moment, reprendre sa promesse, pour retrouver la vieille ornière de la réalité voisin contre voisin, qui prélude à tous les antagonismes belliqueux. L'Europe des Etats, c'est l'Europe au service des Etats, c'est-à-dire à terme, notamment quand ne cesse de croître le nombre des pays de l'Union, très peu d'Europe et beaucoup d'Etats, avant que l'on ne découvre l'inéluctable conclusion : plus d'Europe du tout". 
                                                                                               François Bayrou

NB : il faut relire l'ouvrage, prophétique à maints égards, de Bayrou, le "droit au sens".  Pour le chapitre Europe, il place bien au centre de la problématique, mais sans hélas approfondir suffisamment, la question de la relation Europe, Nation, et comment les deux réalités se complètent, s'épaulent mutuellement. Il écrit de l'épisode du référendum sur Maastricht : "le texte était adopté, ce qui était une étape, l'oeuvre historique était préservée, ce qui était important. Mais pour combien de temps? Telle apparaissait la véritable question ouverte par le Traité de Maastricht, et à laquelle on ne peut proposer qu'une réponse que nous développerons par la suite : tant que les peuples qui composent l'Union ne garantiront pas un avenir à leur identité, l'Europe sera menacée".

vendredi 14 mars 2008

Pouce en l'air!!

...entendu ce matin sur LCI, Luc Ferry parler drôlement de Bayrou en disant de lui : c'est à la fois Nietzsche et Berkeley. Nietzsche, par la volonté de puissance, qui se veut non soif de pouvoir, mais pur exercice d'une force se contemplant elle-même. Berkeley par le "perspicere aut percipi" , percevoir c'est être perçu : on existe par le regard des autres.  Sévère, mais juste, non?