Le nouvel européen

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dimanche 31 mai 2009

Allemagne, sauvetage d'Opel: encore un carton jaune!

Décidément, les grands choix de l'Allemagne dans le domaine économique et industriel donnent à réfléchir sur l'engagement européen fondamental de l'Allemagne. Or l'industrie, beaucoup plus que pour nous, Français, c'est le coeur, le poumon, de la puissance et de la prospérité allemande. L'Allemagne, ne l'oublions pas, reste le premier exportateur mondial (900Mds d'€ en 2007), et la crise, si elle la frappe durement pour cette raison, ne touche pas les fondamentaux. La valeur ajoutée de l'industrie allemande au sein de l'UE est de 25,5%, ce qui en fait, de très loin, la première puissance industrielle de l'UE (nous, Français, avec 11%,  ne sommes plus qu'au quatrième rang derrrière la Grande-Bretagne et l'Italie..Ce qui veut dire que tout l'effort des années soixante /soixante dix de réindustrialisation de notre pays est ainsi annulé). Lorsqu'il est question de défendre les intérêts de l'industrie, et tout particulièrement son fleuron, l'industrie automobile, les pouvoirs publics allemands pensent d'abord national (tout le monde le fait) et ensuite global. Le niveau européen est le niveau intermédiaire, qui cesse parfois d'être pertinent; c'est une réalité dont les industriels et dirigeants allemands sont maintenant pénétrés. Ils regardent à l'ouest au-delà de l'Atlantique, à l'est vers la Russie et la Chine.

L'arbitrage sur la reprise d'Opel, négocié directement par la chancellerie, et annoncé victorieusement par Mme Merkel  vendredi 29 mai au soir, n'est que le dernier avatar d'une évolution très préoccupante, évolution qui ne retient pas assez l'attention des analystes et des politiques français.

Ce qu'il y a de frappant dans l'épisode d'Opel en effet, c'est l'importance de l'implication des politiques dans la définition de la solution. L'arrangement final s'est conclu par un coup de téléphone entre Mme Merkel et le Président Obama, tandis que le N°2 de la coalition, le vice-chancelier, ministre des affaires étrangères, patron du SPD, Steinmeier s'entretenait avec Mme Clinton. La priorité a été donnée, dans l'affaire, par Berlin, au maintien du "lien transatlantique", avec pour résultat paradoxal que GM, qui, après tout est "le perdant par qui la faute arrive", ne s'en sort pas si mal, conservant 35% des actions de la nouvelle société fiduciaire appelée à succéder à Opel. Et, comme, aux dernières nouvelles, l'Etat américain entre dans le capital de GM, Opel sera une filiale d'une entreprise nationalisée américaine...Du côté des autorités allemandes, c'est la satisfaction à peu près unanime, notamment du côté des syndicats. Le seul couac entendu a été celui du ministre de l'industrie, donc dans le camp de la Chancelière, l'étoile montante de la politique bavaroise, M. zu Guttenberg, qui a été jusqu'à envisager sa démission, car, selon lui, le montage est trop risqué sur le plan financier, l'Etat allemand s'étant engagé à soutenir ce montage, ne pourra se désengager ensuite, en cas d'acte II ou III, et ne donne pas assez de gages sur le plan industriel; il aurait préféré une franche mise en liquidation, pour permettre une reprise "dans les règles" par les industriels du secteur.      

Le montage qui a été préféré, est une construction d'abord financière assez bizarre qui unit un équipementier canadien "Magna", à des capitaux russes, conduits par une banque à capitaux publics, eux-mêmes, partie prenante dans une entreprise automobile russe"GAZ". C'est d'ailleurs le marché russe que viserait Magna en s'associant avec GAZ. Mais beaucoup d'éléments du "meccano" restent assez flous sur la nature du lien entre ces nouveaux partenaires. Le patron de Magna est un industriel autrichien, Wielfried Wolf, témoignage de l'histoire de cette société, puisque c'est un homme d'affaires autrichien qui a créé la société, en émigrant au Canada. Magna-au nom complet de Magna-Steyr-, il faut le reconnaître, n'est pas n'importe qui dans le monde de l'automobile : premier équipementier au monde (C.A. de 24 Mds de $- à comparer avec les 11Mds d'€ de Valeo, autre grande figure du secteur ), des usines un peu partout (dont 18 sites en Europe-5 en France-), ayant choisi d'investir fortement dans les technologies nouvelles et en particulier dans la production de voitures électriques.

Le correspondant de l'AFP en Allemagne a fait un excellent papier sur le pourquoi de la préférence allemande pour l'option Magna. Il cite notamment un confrère allemand sur la proximité culturelle : "On parle la même langue. Et les spaghettis et les pommes de terre ne vont pas ensemble, pas comme les Klösse (une spécialité autrichienne de boulettes) et les pommes de terre".

Jusqu'à l'avant-dernier moment, l'offre qui tenait la corde, était celle de Fiat, deuxième constructeur européen, qui a opéré ces dernières années, un spectaculaire redressement. Alors qu'il y avait là un moyen de s'affranchir  d'une tutelle qui remonte à 1929, lorsque GM a racheté la société aux frères Opel, le choix a été de maintenir, malgré la défection de la maison-mère, en processus de dépôt de bilan, un lien transatlantique doublé cette fois d'un lien russe. Le chainon européen a été purement et simplement omis.

L'intervention financière des pouvoirs publics allemands , toujours si réticents à intervenir en matière industrielle, et toujours sourcilleux sur les aides publiques au niveau européen n'a pas fait défaut...dès que la dernière option a été sérieusement envisagée (et pas avant, avec Fiat). C'est un prêt relais de 1,5Mds d'€ qui a été consenti par Berlin, qui a, in extremis, consenti, sur les injonctions de GM, à renforcer encore sa mise, avec une somme de 450 M. mise sur la table immédiatement; la moitié de la somme totale étant mise à disposition par les Länder ayant des usines Opel sur leur sol, soit la Hesse, la Rhénanie du Nord, la Rhénanie-Palatinat. En contrepartie, on ne trouve pas de véritables engagements de Magna en termes d'emplois, sauf l'engagement de maintenir les quatre sites d'Opel en Allemagne...et celui d'ouvrir une usine au...Canada!

De contacts entre dirigeants européens sur une question comme celle-ci, il n'a pas été question. M. Berlusconi est intervenu en faveur de la solution Fiat, aux débuts de l'affaire. Puis, conscient sans doute, des difficultés auxquelles se heurtait la solution européenne, en resté là. Du côté de Bruxelles, silence radio : même pas un commentaire du vice-Président de la Commission Günter Verheugen, Commissaire à l'industrie, et allemand de surcroît. L'absence de politique industrielle européenne se fait cruellement sentir. Pour l'UE, la politique industrielle, c'est essentiellement la politique de concurrence : avouons que c'est un peu court.

Comme pour se dédouaner, Mme Merkel a co-signé avec le Président Sarkozy le même jour ou à peu près (31 mai) un texte pré-électoral entraînant sur les défis de l'Europe, une "Europe qui protège". C'est un des rituels du couple que de produire des textes communs, bourrés de bonnes intentions, et de projets sympathiques. Celui-ci n'est pas le plus mauvais.  Encore faudrait-il qu'il serve véritablement de lignes directrices, voire d'instructions, à ceux qui gèrent  au quotidien les dossiers, ce qui est loin d'être le cas. On connait les différends franco-allemands sur l'appui à apporter à l'industrie et à l'automobile en particulier : France et Allemagne s'étaient opposés il y a quelques mois à Bruxelles sur l'inclusion ou non, dans le plan européen anti-crise, d'un volet spécifique d'aide particulièrement atteint par la crise. La décision avait été prise, lors du dernier conseil des ministres franco-allemand en mars dernier, de créer un groupe de travail franco-allemand   sur les véhicules innovants. M. Bruno Le Maire, secrétaire d'Etat aux affairees européennes,  en charge de la relation franco-allemande,  et homme pressé, s'est particulièrement investi sur le dossier, a tenu de premières réunions (peu fructueuses) sur le sujet...Gageons qu'à l'annonce (par la presse très probablement) des tractations menées entre Berlin et Washington, il a dû ronger son frein...      

      

dimanche 15 mars 2009

futur G20

Comme à peu près personne n'en a parlé dans les médias, autrement que de manière très allusive et succincte, je reprends ci dessous in extenso le communiqué publié à l'issue du 11è Conseil des ministres franco-allemand qui s’est tenu le 12 mars 2009.
Je rappelle que, dans le cadre très lourd de la machinerie institutionnelle franco-allemande (sans exemple avec aucun autre Etat européen en ce qui nous concerne), le CFMA est l'instance la plus élevée. Il se tient en principe deux fois par an : il remplace les Sommets, depuis la déclaration du 40ème anniversaire du traité de l'Elysée, du 22 janvier 2003, qui est la charte fondatrice du nouvel élan alors donné à la coopération franco-allemande (on se souvient bien sûr du contexte très particulier...à deux mois du déclanchement de l'invasion de l'Irak).
"La France et l’Allemagne ont souligné leur détermination à poursuivre et à renforcer la coordination de leur politique économique contre la crise économique et financière et à travailler ensemble à ce qu’une telle crise ne se reproduise pas.
 
Dans cet esprit, la France et l’Allemagne vont poursuivre leur coopération en vue d’obtenir des résultats substantiels et concrets lors du prochain Sommet du G20 qui se réunira à Londres le 2 avril prochain. Le Conseil des ministres franco-allemand a confirmé l’importance des résultats obtenus lors du Sommet de Berlin le 22 février dernier, résultats qui seront mis en avant avec force par les deux parties lors du Sommet de Londres. En outre, les deux pays ont souligné que les hedge funds et tous les types de fonds susceptibles de créer un risque systémique doivent faire l’objet d’une régulation et d’une supervision appropriées. Ensemble, nos deux pays vont travailler à un mécanisme de sanctions effectif pour se protéger des risques que font courir les juridictions non coopératives, qu’il faudra désigner. En outre, ils travailleront à des politiques salariales transparentes et durables.

La France et l’Allemagne soutiennent les discussions portant sur la création d’une nouvelle charte en faveur de l’activité économique durable comme cadre de travail des Etats et des institutions internationales, basée sur les principes du marché mais en corrigeant les excès, en vue d’aboutir à la création d’une structure de gouvernance mondiale. La France et l’Allemagne s’engagent à lutter contre toute mesure protectionniste et agiront ensemble pour que le Sommet du G20 émette un signal clair en faveur de la conclusion dans les prochains mois d’un accord global, équilibré et ambitieux du Round de Doha dans le cadre des négociations de l’OMC.

En coopération avec leurs partenaires européens et la Commission européenne, la France et l’Allemagne ont adopté des mesures budgétaires sans précédent en faveur de la relance économique et de la création d’emplois. Ainsi, les deux pays ont contribué de manière substantielle au programme européen de relance économique, dont les effets stabilisateurs se feront sentir rapidement. Les discussions actuelles devraient prendre en compte non seulement les plans de relance mais aussi les stabilisateurs automatiques et toutes les mesures adoptées depuis le début de la crise. Cela doit également être un message que devra exprimer clairement le prochain Conseil européen.

Des finances publiques saines restent essentielles pour la crédibilité et la stabilité de l’Union européenne. La France et l’Allemagne s’engagent donc à appliquer le pacte de stabilité et de croissance et à poursuivre la consolidation de leurs finances publiques. Pour renforcer leur coordination sur les questions économiques et fiscales, particulièrement concernant les projets de lois de finances et les plans de relance, le Conseil économique et financier franco-allemand intensifiera son dialogue sur ces sujets.

La solidarité et la responsabilité sont des notions clés de l’Union européenne. Dans cet esprit, la France et l’Allemagne se félicitent que l’Union européenne ait montré sa disponibilité et sa capacité à aider les Etats membres en difficulté. Les deux pays réaffirment que la zone euro n’est pas un club fermé. A l’intérieur de la zone euro, la France et l’Allemagne veulent renforcer la coordination avec pour priorité la restauration de la confiance dans les marchés, le rétablissement de la stabilité financière et le renforcement de la résilience économique et financière.

La France et l’Allemagne décident d’organiser des discussions conjointes avec leurs partenaires sociaux sur les questions économiques et sociales d’intérêt commun. Elles soulignent l’importance qu’il y a à éviter une érosion des standards sociaux à l’occasion de la crise financière et proposent une participation forte de l’OIT aux forums internationaux.

La France et l’Allemagne sont déterminées à intensifier leur coopération dans le domaine de l’énergie et de la politique industrielle, également dans la perspective d’initiatives communes au niveau européen. A cette fin, deux groupes de travail sont institués, sur l’énergie et sur les véhicules à moteur propre, en y associant les industriels concernés.

Les deux pays sont convaincus que leurs économies peuvent sortir plus fortes de la crise actuelle. Pour cela, elles rappellent leur détermination à atteindre les objectifs de la stratégie de Lisbonne en particulier dans le domaine de la recherche et développement. Elles s’efforceront d’augmenter les fonds tant publics que privés destinés à l’innovation, à la recherche, à l’éducation.

Dans la crise actuelle, l’Europe a plus que jamais besoin d’institutions qui lui permettent d’agir plus efficacement. La France et l’Allemagne soulignent leur attachement à la réforme des institutions assurée par le traité de Lisbonne. Il est crucial que le traité de Lisbonne entre en vigueur avant la fin de l’année, conformément aux conclusions du Conseil européen de décembre dernier. En attendant, le traité de Nice continuera à s’appliquer tant que le traité de Lisbonne n’est pas entré en vigueur. La France et l’Allemagne soulignent la nécessité d’appliquer pleinement les dispositions du traité en vigueur. Elles soulignent également que l’Union européenne ne pourra accueillir de nouveaux Etats membres qu’après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne".
 
Retenons donc les idées d'un engagement fort pour lutter contre les paradis fiscaux : le coeur de l'affaire est ce que la pression internationale -et européenne dans le cas d'espèce, on a vu que les Etats-Unis ont déjà obtenu quelques avancées significatives mais ponctuelles- pourra obtenir de la Suisse. La Suisse est le bastion et la clé de tout; si la Suisse cède, le Luxembourg, l'Autriche (pour ne pas parler des autres, beaucoup moins...respectables) devront s'aligner. On peut parler ferme aux Suisses : ils sont très inquiets, en dépit de leurs rodomontades, et prêts à des concessions importantes. L'engagement déjà arraché au Président de la Confédération, Hans-Rudolf Merx, d'appliquer l'article 26 de la convention de l'OCDE est un premier pas important : rappelons que la Suisse s'y était jusqu'à présent fremement opposée...Et rappelons aussi à titre de "poil à gratter, (curieuses incohérences!) que la France vient de signer avec la Suisse un accord fiscal qui n'exige même pas le degré de transparence dans les échanges d'informations de cet article 26 ( article d'un modèle de convention fiscale adopté par les pays membres de l'OCDE, qui consiste à répondre à toute requête justifiée d'informations sur un cas de fraude fiscale supposée de la part d'un Etat dont le ressortissant a un compte dans le pays "requis"). L'étonnant est que la conférence du 21 octobre, sur la lutte contre la fraude fiscale, conférence réunie à l'initiative des ministres français et allemand, n'ait pas été rappelée dans la déclaration, ni l'engagement fort pris à cette occasion.      
Au delà de l'actualité la plus immédiate, la Déclaration du 12 mars est importante, car elle comporte plusieurs engagements fondamentaux. Il faudra à l'occasion les rappeler à leurs auteurs, français comme allemands.  Elle est importante, mais pas très européenne : disons plus précisément que la construction européenne n'est pas au coeur de la problématique.
Elle vaut donc aussi, du point de vue européen, et presque surtout, si elle devait signer le début d'une relance européenne ce serait déjà une évolution importante. A Mme Merkel et au Président Sarkozy (qui l' apprennent progressivement et ça se voit) , il faut le dire et le répéter : la clé d'un développement de la dynamique européenne reste le lien franco-allemand. Avec l'élargissement toutefois, ce noyau ne suffit pas. Mais le couple (au sens des motoristes et non des agences matrimoniales) est essentiel, et ce "couple " a une tendance naturelle au "découplage" car les positions des deux pays sont naturellement, génétiquement si on peut dire, antagonistes. Une entente franco-allemande sur un sujet précis reste toujours une conquête, et c'est ce qui en fait le prix.  Encore faut-il que chacun sache exactement ce qu'il veut et qu'il le dise à l'autre : la clé du semi échec de la relance de "l'euro-méd" (l'Union pour la Méditerranée- grande idée, mésusée) réside sans doute en cette absence de véritable information du partenaire allemand durant plusieurs mois sur ce que nous Français voulions vraiment (je crois que nous ne le savions pas nous-mêmes...).
Plus les dirigeants français et allemands sortiront du folklore imposé (avec un recours forcené aux symboles usés), plus ils prendront leur rôle au sérieux, plus l'Europe sera forte et avancera. Il faudra aussi que ce "couple" pense un jour à s'ouvrir vraiment à un ou deux autres Européens. Non pas sous une forme à géométrie variable en fonction des sujets, comme cela se fait, mais sous une forme insitutionnelle et pérenne. L'ajout de la Pologne dans ce qu'on a  appelé le triangle de Weimar, est une forme habile, mais insuffisante.  Il faut aussi que les dirigeants allemands et français apprennent à se méfier ontologiquement des "tentations londoniennes" : avec la Grande-Bretagne, rien n'est vraiment posssible à long terme. Le pays reste trop englué dans ses contradictions existentielles et son refus de choisir, malgré toutes les postures conjoncturelles, entre l'Amérique et l'Europe, trop profond pour permettre quoi que ce soit de sérieux. Le fait que la City soit aussi largement compromise dans les excès du capitalisme financier, dont on voit maintenant la déroute, devra aussi se payer.   
Dans la déclaration, la référence ultime au traité de Lisbonne vaut surtout par le rappel qu'en son absence, ce sont les dispositions de Nice qui s'appliqueront, (et donc la limitation du nombre des Commissaires européens, ce qui relativise fortement les dispositions du Conseil européen de décembre dernier, prises pour faire plaisir à l'Irlande, dont la perspective de référendum s'éloigne au fur et à mesure que la crise s'y approfondit). Et que tout élargissement sera stoppé tant que le traité ne s'appliquera pas. Le traité de Lisbonne étant un cadavre en état de forte décomposition, cela revient à dire que le processus de l'élargissement est arrêté pour un certain temps...ouf! Il fallait le dire! C'est peut-être la phrase la plus importante de la déclaration : que deux dirigeant importants, et à deux majeurs, de l'Union disent et écrivent- dans une déclaration aux contours solennels- que l'arrêt du processus d'élargissement est envisagé cela n'a l'air de rien, mais, à l'aune des tabous bruxellois, c'est un viol éhonté des principes sacro-saints.   Et derrière tout cela se profile forcément un nouvel exercice de consolidation institutionnelle d'une nouvelle Union, avec mais, pas seulement, un renforcement de l'instance de gouvernance de l'euro...Au travail, Mesdames et Messieurs les Allemands et Français ! Et d'abord trouvez-nous un Président de Commission qui tienne la route, élement fondamental pour toute reprise sérieuse de la marche européenne... Et que M. Barroso retourne réfléchir à ses ambitions personnelles sur les bords du Tage. Au fond, il aura fait beaucoup de mal à l'Europe, sous ses dehors de gentillesse. Par défaut, non par mauvaise volonté...