_Une oeuvre d'art est réussie quand le spectateur ne peut pas la supporter plus de trois minutes ». Claude Levêque''__
''NB : Il y a plusieurs versions de la citation : trois secondes ou trois minutes? J'ai opté pour la minute, qui m'apparaît plus vraisemblable. La formule-choc, ôté son côté "provoc" (après tout, chacun a le droit de pondre des phrases coup de poing, surtout s'il est comme notre homme, tellement fasciné par la culture pub'), est emblématique. Elle est le fait d'un "plasticien" tout à fait en cour et accepté, puisqu'il a été présenté officiellement par la France lors de la dernière Biennale de Venise. Les portraits disent souvent bien plus que mille mots et c'est pourquoi je résiste difficilement au plaisir de le présenter lui, et non ses oeuvres comme illustration de cette citation. (ne serait-ce que parce que, contrairement à ce qu'il prétend, on supporte très bien de voir les oeuvres de Lévêque plus de quelques minutes...Elles sont- comment dire?- "pas mal", originales, inventives, même si elles ne disent pas grand-chose, en tout cas infiniment moins que le discours qui leur sert de substrat, et c'est là que le bât blesse). Au fond, Lévêque appartient à ces artistes, que l'univers de la publicité a "vampirisés" : l'effet à produire compte plus que tout. J'aime bien clore l'année 2009, mauvaise année à tous égards, par une telle affirmation, qui résume tout ce que personnellement j'abhorre dans ce qu'on appelle l'Art contemporain, "l'A.C"., et qui me semble plutôt un arrière-plan, la dernière traînée de la "comète 20ème siècle", qui fut le siècle de toutes les transgressions, perversions, et monstruosités. Il n'y avait pas de raison que, comme par miracle, "l'art", ait échappé au désastre général...Ce qui ne signifie pas qu'à côté de ces horreurs, comme dans le reste de nos activités humaines, il n'y ait eu des merveilles...Mais, quoi qu'on dise et fasse, le détournement - principe axiomatique de l'A.C-., peut être un moyen, une technique, il ne saurait jamais être une valeur en soi...''
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